L'ancien blog de Jerome@Paris !

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20 novembre 2005

BIG BANG À BEAUBOURG

montbigbang1"Interrompant pour un temps le principe des présentations de mouvements artistiques ou de monographies, tout en resserrant l'accrochage sur un seul étage du Musée, Big Bang constitue une expérience inédite.

Ce redéploiement se fonde sur une thématique cruciale pour comprendre l'art depuis le début du 20e siècle : le « Big bang » moderne. Revendiquant une liberté radicale et pulvérisant les valeurs établies, le projet moderne a produit une destruction créative. Il a d'abord été le lieu d'une crise profonde de la représentation, fondée sur un désir de réinventer sans cesse de nouvelles formes : déconstruction des formes par le cubisme, défiguration par l'expressionnisme, subversion des images par le dadaïsme, autonomie constructive avec l'abstraction… La scène de l'art a été un terrain d'expérimentation où se sont exprimées toutes les recherches et toutes les revendications. Affranchis du poids de l'Histoire et du carcan de la culture académique, les artistes ont apporté un renouvellement fécond de la perception qui a façonné de manière irréversible nos consciences contemporaines.

Conçu à partir de l'idée d'une expansion continue des formes et des forces créatrices depuis un centre originel détruit, ce nouveau parcours de la collection s'articule autour de huit sections, attitudes ou champs d'investigation qui sont au cœur des expérimentations des artistes : Destruction, Construction / Déconstruction, Archaïsme, Sexe, Guerre, Subversion, Mélancolie et Réenchantement. En donnant à voir le lien étroit qui unit destruction et création, c'est un éclairage inédit des phénomènes culturels et artistiques du 20e siècle, ainsi qu'une compréhension des pulsions et des procédures à l'œuvre qui sont aujourd'hui proposés."

Site du Centre Pompidou. La page complète de l'exposition, ici.

Mon avis :
j'en reviens à l'instant et j'ai été bluffé. Pour la première fois de ma vie j'ai pu voir Matisse, Buren, Picasso, Klein... et tant d'autres, réunis au sein d'une gigantesque restrospective incroyablement bien menée sur l'art au 20e siècle. Franchement, pour 7€ seulement l'entrée, allez-y ! Une énorme dose de culture sous toutes ses formes (peinture, scuplture et même vidéo et son !) à recommander même pour les plus néophytes. J'en suis ressorti avec un plaisir immense, celui d'avoir vu le travail de tant de Maîtres co-exister en un seul et même endroit... pour finir dans une impressionnante pièce noire (moi qui en ait peur, imaginez...) remplie de vidéos gigantesques.

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06 novembre 2005

"ROUGE", DES COSTUMES DE SCÈNE VUS PAR CHRISTIAN LACROIX

rouge1Dans l’exposition  Rouge qui se tiendra du 25 octobre 2005 au 15 janvier 2006 à la Bibliothèque-Musée de l’Opéra, Christian Lacroix s’intéresse, à travers le prisme de la couleur rouge, aux costumes conçus pour le théâtre du XVIIIe au XXIe siècles. Le grand public connaît de longue date le Christian Lacroix styliste, amoureux des étoffes et de la couleur, des matières et de la lumière.

Depuis quelques années, le talent de cet artiste a cependant dépassé le seul cadre des arts de la mode pour se confronter à d’autres domaines, plus familiers, tels l’architecture intérieure du futur TGV ou encore le graphisme du célèbre dictionnaire Larousse - où il a imprimé sa marque si particulière. Car, malgré la diversité de ces terrains d’intervention, le langage de Christian Lacroix conserve sa cohérence et trouve à exprimer avec le même bonheur l’amour de la couleur et la sensibilité au mouvement. Parmi tous les éléments qui fondent le style Lacroix, il en est un qui éclaire d’un jour particulier l’exposition Rouge : c’est la conscience de la théâtralité du monde et la nécessité, pour l’artiste, d’en contrôler la scénographie.  Aussi, la carte blanche que lui offre la BnF avec cette exposition constitue-t-elle la suite logique de ce goût affirmé partout pour les arts de la scène. Du théâtre du monde au théâtre tout court, le chemin s’imposait de lui-même pour cet artiste qui a choisi de  mettre en valeur plus d’une centaine de costumes, de maquettes et de décors, aux couleurs du feu. Dans le prestigieux espace de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra, installée au cœur du Palais Garnier, à quelques mètres seulement de la scène et des cintres, Christian Lacroix fait dialoguer les œuvres de contemporains et celles de maîtres du passé : Philippe Decouflé, Marie-Hélène Dasté, Jean Carzou, Pace, Jean-Denis Macles, Georges Wakhevitch, Jean Hugo, Christian Bérard, Marcel Keller, Cassandre, André Derain, Yves Saint- Laurent et bien d’autres encore.

Du 25 octobre 2005 au 15 janvier 2006
Bibliothèque-Musée de l’Opéra Palais Garnier – Place de l’Opéra Paris IXe
Entrée : 7€ , TR : 4€ (L’entrée à l’exposition inclut la visite  du Palais-Garnier)
tous les jours de 10h à 17h, sauf les jours de représentation en matinée.


Communiqué de presse de la BNF.

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07 septembre 2005

PARADIS ROUGE

montagefredHier soir j'ai été convié à un vernissage photo d'une amie : Frédérique Rodier. Je savais que la photographie la démangeait depuis quelques années, mais de là à m'attendre à ce résultat, j'ai été très surpris. Armée d'un reflex Canon de grande qualité, "Fred" a eu envie de saisir... des coquelicots ! Principal thème de cette première expo, le coquelicot nous inonde de rouge sur les superbes tirages photos exposés actuellement au Brin de Folie (Paris 11). Les saisies sont magnifiques et faut l'avouer, le résultat est là : très beau et poétique. A voir absolument.

PS : au fait, la soirée était géniale ! Merci Fred.

Photos : en haut, Frédérique Rodier. En bas, quelques aperçus de la soirée.

Contacter Frédérique.
Le Brin de Folie, 13 rue de la Folie-Méricourt, Paris 11.

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08 juin 2005

STREAMLINE : LE DESIGN AMERICAIN DES ANNEES 30

_users_jeromepatalano_desktop_designamericainD’après le site internet du Musée des Années 30 :
"Le musée des Années 30 présente du 12 mai au 24 juillet une exposition dédiée au design américain né dans l’entre-deux guerres : le streamline (aérodynamisme). Près de deux cents objets issus de ce courant sont pour la première fois présentés au public (…)
Streamline, littéralement « cours du ruisseau », marque le début du design. Ce mouvement né aux États-Unis dans les années 30 et qui s’est épanoui jusque dans les années 50, s’inspire de l’aérodynamique, des machines et de la vitesse pour donner aux objets une nouvelle modernité. Depuis une vingtaine d’années, il connaît un formidable renouveau (…)
Nous sommes aux États-Unis, dans les années 30. La crise fait rage. Le président Roosevelt cherche à relancer la consommation par la politique du New Deal. La production en série d’objets bon marché s’étend à toute une gamme de produits courants faisant naître un nouveau secteur : le design industriel. Ils s’appellent Raymond Loewy (grand publicitaire), Donald Deskey, Henry Dreyfuss, Norman Bel Geddes ou encore Walter Dorwin Teague (…)
Ils utilisent également de nouvelles matières comme l’aluminium, la Bakélite ou autres plastiques. Rapidement, ces créations aux lignes avant-gardistes envahissent tous les domaines de la vie quotidienne. À la maison, fers à repasser, machines à coudre et aspirateurs se parent de carrosseries aérodynamiques et donnent l’impression que les tâches deviennent faciles à réaliser.
Cuisines et salles de bains deviennent fonctionnelles. Salles à manger, chambres à coucher et salons suivent eux aussi le mouvement, tandis que dans les entreprises, le streamline s’applique au mobilier, symbole de modernité et de compétitivité. »

Mon avis : Une expo à recommander pour tous les férus de design comme moi ! Plusieurs objets sont exposés, tous hétéroclites : grille-pains, rasoirs, carafes, aspirateurs… On a vraiment l’impression de se retrouver chez Samantha Stevens (mais si, Ma Sorcière Bien-Aimée… bon, ok, excusez-moi la comparaison !). Cette exposition (bien que peu fournie –mais on imagine la difficulté de « garnir plus »- est très enrichissante sur l’histoire du design dans les produits de consommation courante. On ne peut faire abstraction du sentiment de « déjà-vu » tant ces objets, vieux de 50 ans, ont toujours une « aura » sur le design d’aujourd’hui. Cette exposition nous guide également, via des kakemonos d’explication, à travers la vie des Américains des années 30 aux années 50 et ne peuvent pas nous empêcher que la vie à cette époque devait peut-être être mieux qu’aujourd’hui…

Du 12 mai au 24 juillet. Musée des années 30 (espace Landowski), Boulogne-Billancourt.

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ROBERT MALLET-STEVENS : EXPO A BEAUBOURG

_users_jeromepatalano_desktop_mallet_stevenscouveD’après le site internet de Beaubourg :
« Architecte, décorateur, enseignant, Robert Mallet-Stevens est une figure emblématique de l’entre-deux-guerres. Disparu à l’aube de la reconstruction, n’ayant pas laisse d’œuvre théorique, il méritait que son œuvre soit proposée à la découverte d’un large public (…)
L’exposition privilégie donc tous les documents originaux subsistants pour restituer sa carrière à travers un parcours chronologique (…)
Les décors de films, les villas prestigieuses, l’Exposition des arts décoratifs de 1925, les hôtels de la rue qui porte son nom à Paris, la fondation de l’Union des artistes modernes (UAM), les concours des années 30, l’Exposition internationale de Paris de 1937 sont autant de jalons de l’itinéraire singulier de ce protagoniste français de la modernité (…)
Mallet-Stevens structure ses bâtiments à partir d’un élément vertical (cage d’escalier, belvédère), les compose par empilements, évidements, décrochés, ce que mettent en évidence les maquettes volumétriques.
Pour ses réalisations, Mallet-Stevens s’entoure de créateurs, Barillet, Le Chevallier et Hansen pour les vitraux, les frères Martel pour les sculptures, André Salomon pour l’éclairage, Jean Prouvé pour la serrurerie (…)
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Quand il crée du mobilier, c’est pour des intérieurs précis : aussi les meubles sont-ils ici présentés avec en fond la photographie de leur environnement original. Un seul meuble a un destin industriel : une chaise en tube métallique qui connaît de ce fait de multiples variantes. »

Mon avis : Une très belle expo que je recommande pour tous les fans d’architecture rétro et déco, typique des années 30. On y découvre une grande majorité de ses réalisations, des croquis, des projets pour Paris non finalisés (dont une impressionnante église ainsi qu’un stade olympique) et surtout l’homme qu’il était.
Un parcours très émouvant (de ses débuts à sa mort) nous plongeant dans le Paris de l’entre-deux guerres mais surtout, dans une œuvre grandiose malheureusement peu connue.

Actuellement au Centre Pompidou, à Paris.

Posté par jeromeparis à 23:06 - Expos - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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