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19 juillet 2006
Y CROIRE OU PAS ?
Je parlais avec une amie récemment qui m'a sorti une connerie aussi fine qu'elle : à vous de juger...
Quand je lui ai parlé de Superman et de ce que j'en pensais, je savais d'avance que je pouvais parler à un sourd, elle s'était déjà fait une idée sur le film alors qu'elle ne l'avait pas vu : ça se voyait sur son visage qu'elle considérait ça comme une merde. Et j'ai horreur de ça !
Je ne demande pas aux gens de tout aimer (moi-même j'ai mes propres choix et n'apprécie pas forcément tout) mais de là à ne pas donner sa chance à un film parce-qu'on est soi-même fan de films noir et blanc Péruviens sous-titrés Javanais sur l'histoire d'un enfant mourant du sida en plan fixe pendant trois heures et considérer qu'un film qui "se vend" ne peut être qu'une merde, excusez-moi, mais ça m'hérisse. D'autant plus que ces gens se considèrent souvent comme "ouverts" à tout et très cultivés : la preuve que non, à mes yeux. Mais le pire, c'est cette fameuse "connerie" qu'elle a sortie, au sujet de Superman. Quand je lui demande (quand même...) si elle irait le voir, elle me répond :
"Non, je n'y crois pas à ces films".
...
Ah merde.
Elle croit aux films qu'elle voit. Elle demande à croire à ce qu'elle voit. Forcément, on sait tous que Superman et consorts sont des héros imaginés de BD mais, NON, la miss ne peut pas imaginer.
Ah (re)-merde.
J'avoue que je m'attendais à tout (suprématie à l'américaine, mauvais acteurs, Bryan Singer est un traître, un pâle copié-collé des films de Richard Donner, etc...) mais pas à ça. Elle qui se croit ouverte à tout ne l'est pas sur l'imaginaire.
C'est là que je me suis aperçu que j'étais peut-être plus "ouvert" qu'elle tout compte fait.
23 juin 2006
MOI AUSSI J'AIME PARIS
Forcément, sinon je ne ferais pas un blog avec comme baseline "un albigeois à Paris // qui aime sa ville", of course ! Quand je suis allé voir Poséïdon tout à l'heure, sur les Champs-Élysées (ce n'est pas du snobisme, c'est juste que je devais aller au Virgin après claquer de la tune dans des DVD), j'étais loin de me douter qu'un "fils de" célèbre était mon voisin de fauteuil. Dans cette petite salle, où nous étions à peine une dizaine, j'étais en réalité assis à côté d'Anthony Delon. Délire. Et ça, c'est un truc que j'adore à Paris : tout le monde se mélange assez aisément (des rencontres comme ça, j'en ai fait plus d'une), même dans des endroits très publics.
J'adoooooooooooore Paris !
08 juin 2006
J'AI RENCONTRÉ LES BEE GEES
Hier soir, quand je rentrais du ciné, j'ai rencontré les Bee Gees. Si, si, en chair et en os !
Comme d'habitude, quand je marche (et Dieu sait que je marche beaucoup) j'adore regarder les gens. Et quand vous marchez dans les quartiers huppés de la capitale, vous apercevez une faune étrange, d'un autre monde, peut-être même d'une autre dimension.
Donc, sorti du ciné hier (sur les Champs-Élysées), je décide de rentrer chez moi à pieds et, une fois laissé mon pote prendre le sens inverse, commence à remonter la rue de la Boétie. Entre jet-setteurs et futures starlettes de télé-réalité venus faire la bringue (et surtout qu'on les voie), je trace ma route tout en souriant. Je marche, tranquille, remonte la rue de Miromesnil et entame, une fois arrivé à Villiers, la rue de Tocqueville pour rentrer chez moi.
Quand soudain, je les vis.
Tous les trois, dos à moi, en train de marcher côte à côte. J'entendais presque leur "ha, ha, ha, ha... Stayiiiiiiiiin aliiiiive", je vous jure ! Minces (peut-être même un peu trop), cheveux très longs à la Antoine, jeans pattes d'eph' taille basse... il ne manquait plus que la barbe !
Sauf qu'ils ne pouvaient pas en avoir : c'étaient des ados à peine post-pubères qui devaient avoir 14 ans à tout casser. Presque aussi grands que moi, je les avais quand même pris pour des adultes au début ! La ressemblance était trompeuse. Mais dans cette société d'apparence, où tout se mélange, les codes en ont perdu leur baba hier soir. Trois jeunes mecs, dits "branchouilles" (très parisien comme mot, n'est-ce pas ?*), se baladaient à 22h30 dans leur quartier (mais que font les parents ???*) tout en s'échangeant des conseils... sur l'entretien de leurs cheveux !
Délire :
l'un - ouais non mais tu sais quoi, tu devrais pas les mouiller intégralement tous les jours. Parce-que tu vois, sinon, ça va les abîmer, tu vois ? Regarde mes cheveux, ils sont nickels, non ?
l'autre - ah ouais, je vais faire pareil. Mais tu penses quoi du nouveau salon Jean-Louis David ?
l'un - je sais pas, on m'a conseillé un autre salon dans le 16ème. Plus classe, quoi, tu vois.
Pendant que l'autre disait rien. Ah si, il crapotait une Marlboro (qu'il considérera comme sa plus grande erreur dans 10 ans).
Ah, j'vous ai pas dit, bien évidemment, c'était avec l'accent parisien. On la refait :
l'un - ouaiiiiiiennnnns non mais tu sais quoooooiiiieeeeeennnnn, tu devrais pas les mouiller intégralemeeeeeeeeeennnnnnnnt tous les jours (eeeeennnnn). Parce-que tu vois, sinooooooooooneeeeen, ça va les abîmer, tu vois (eeeeennnnn) ? Regarde mes cheveux (eeeeennnnn), ils sont nickels, non (eeeeennnnn) ?
l'autre - ah ouaiiiiiiennnnns, je vais faire pareil (eeeeennnnn). Mais tu penses quoi du nouveau salon Jean-Louis David (eeeeennnnn) ?
l'un - je sais pas (eeeeennnnn), on m'a conseillé un autre salon dans le 16ème (eeeeennnnn). Plus classe, quoi, tu vois (eeeeennnnn).
L'adolescent 'homme' (je précise) a perdu tous ses codes de nos jours. Mais est-ce mieux ? Peut-être. Peut-être pas.
Mais de là à croiser trois jeunes que l'on prend pour des Bee Gees, cheveux au vent type L'Oréal (ils le valent bien sûrement) en pleine conversation Sex & The City, ça m'a donné envie de m'abattre sur une bonne bière, de mater du foot et un porno bien trash avec d'anciennes playmates connues.
...
En fait, j'ai simplement bu une bière (un truc pas trop fort, genre Desperado) et regardé le DVD de la saison 1 de 24 juste après avoir pris un bon bain bien moussant.
Et merde, j'y arrive pas moi non plus en fait.
* c'est de l'ironie. Je précise.
04 juin 2006
DIS, T'AS PAS DE 200 000 EUROS LÀ ?
Cela faisait longtemps que je n'avais pas pondu une petite chronique parisienne, non ? Rassurez-vous, d'ici quelques jours j'aurai trois semaines de vacances et décision est prise, je ne bougerai pas de Paris (faute d'offres de voyages sur le net et timidité maladive). Mais ça aura au moins le mérite de ne pas laisser tomber ce blog !
Bon l'histoire du jour s'est passée hier soir. Je l'écris que maintenant puisqu'il a fallu que ma tête retrouve tous ses esprits après une dure soirée trop arrosée (et ceux qui étaient là et qui lisent ce post, ne rigolez pas, merci !)...
À cinq dans une belle BMW, nous allions à un anniversaire, direction Puteaux, en banlieue parisienne. Uniquement entre hommes, on s'étaient fait une petite bouffe dans la maison d'Olivier, notre hôte de pré-soirée et propriétaire de la dite-BMW. 21h30, direction le périph' Parisien qui, à cette heure-çi et grâce au week-end de trois jours annoncé (du moins, pour la moitié des Français, moi je bosse) est fluide, on s'engagea vers Puteaux, via la Défense et son quartier d'affaires. On roulait, on parlait, on était un peu à l'étroit à l'arrière et tout se passait pour le mieux quand...
Et oui "quand".
Quand la chose la plus hallucinante qui m'ait été donné de voir dans ma courte de vie de 26 années (27 ans le 6 juillet pour ceux qui auraient envie de m'inonder de cadeaux) arriva. Alors à l'arrêt au feu, une belle voiture avec quatre jeunes gens à l'intérieur arriva sur la gauche et son conducteur nous fit signe de baisser la vitre. J'en parle à Olivier, qui regarde et me dis "no problem, ouvre la vitre". Je vous avoue qu'au fond, j'étais pas rassuré...
Ils avaient l'air cool eux aussi, entre eux, bref, des jeunes comme les autres mais avec un très -TROP- belle voiture. Olivier baissa sa vitre et tous ensemble on écouta ce que ces jeunes ont à nous dire. Accrochez-vous bien :
Olivier : ouais, c'est pour quoi ?
l'inconnu (qui conduit) : ben on un deal à vous proposer.
Olivier : quoi ?
l'inconnu : on conduit en ce moment une belle voiture, intérieur cuir et jantes en aluminium (ou je sais pas, un truc comme ça, j'y connais rien aux bagnoles). Tu l'as veux ?
Olivier (mort de rire) : non, merci, sans façons !
Le feu passa au vert et on traça notre chemin.
J'ha-llu-cine ! Des jeunes nous vendaient leur bagnole, là, sur le moment ! Bien évidemment, on devina facilement que la voiture était une voiture volée et qu'ils cherchaient à la revendre. Mais le plus drôle dans cette histoire, c'est qu'Olivier, avec son air dur, une tête de beau-gosse, un crâne -presque- rasé dans une BMW a sûrement été pris par un mafioso, ou autre baron de je-ne-sais-quoi prêt à lâcher 200 000 euros direct, sur le périph', aux portes même de la Défense !
Je vous jure : j'adore Paris, cette ville, ses incroyables aventures et ses excès. Je ne cesserai jamais d'être surpris !
27 mars 2006
AVENTURES SOUS DELIRIUM

Quoi de plus naturel que d'aller à Miami pour aller y passer ses vacances ? C'est vrai, marre de Saint Trop' et des fausse Bardot, marre de Cannes et de sa croisette cheap, marre de Cassis et de ses piètres hôtels faussement discrets... go to Miami pour passer ses folles vacances !
À peine débarqué de mon jet privé avec ma nouvelle copine (nom inconnu ; ceci-dit pour ce qu'elle fait et combien je la paie, pas besoin) que mon dernier Motorola met la poche de ma dernière veste Gucci dans tous ses états. Ça y est, plus besoin de faire les RP, tout le monde sait où je suis ; même mon pote Adam Brody, que je n'avais plus appelé depuis des mois savait où j'étais et avait déjà réservé ma soirée. Rachel Bilson, sa femme, m'accueille en bas de son jet avec une somptueuse limousine ; je donne dans l'immédiat carte blanche à "je sais plus qui" pour qu'elle me foute la paix jusqu'à mon prochain début de journée (disons... demain 17h ?). Elle capte pas sur le coup ("c'est pas une vive", me dis-je) ; mais quand je lui donne ma liasse restante de 500 dollars qui traînait dans une de mes improbables poches, elle détala de suite acheter je ne sais quoi. Comme quoi, l'argent, c'est le langage universel. Rock'n roll.
Rachel m'invite à m'asseoir à l'arrière avec elle, of course ; fais lever la vitre entre le chauffeur et nous et commence à me peloter comme jamais. Putain, à chaque fois elle me fait le coup. C'est une vraie tigresse, incontrôlable ; je me laisse faire. Même si c'est la femme d'un de mes meilleurs potes. Cheveux longs, noirs de jais, bouclés, un décolleté profond, une jupe qui remonte très -trop ?- facilement une fois assise, un regard qui appelle "braguette" : comment résister ? Avec un coup de fil de son homme. Celui-çi appelle quand il faut pas, bien évidemment, comme dans les films. Elle décroche, lui assure que je suis entre de bonnes mains (tu m'étonnes !) et s'étale en conversation. "L'effet" retombe immédiatement pour nous deux.
Me regardez pas comme ça, je suis un mec : une fille me saute au coup, je serai bien con de refuser ! C'est une bête insatiable cette nana, c'est tout : du sexe, toujours du sexe... Adam s'est même barré un mois entier pour la calmer ! Du coup, il est au courant de ses petites manies d'accueil très "personnalisées" des invités... Mais il l'aime ; elle aussi... alors ils restent ensemble.
On arrive chez Matthew Fox et sa nouvelle petite bicoque de 450 m2 avec vue sur la grande bleue (comme si avec LOST il n'en bouffait pas assez de l'océan toute l'année...). Sa femme, charmante, s'apprête à partir. Pas fana des soirées entre "pipôles", elle préfère se retrancher dans un hôtel cosy avec sa meilleure amie (tiens des idées cochonnes me passent à l'esprit tout à coup).
Matt est cool comme mec, pas comme dans la série. Il assure, en tous points de vue. Adam est pas loin, en train de se défoncer au whisky sous le barnum de la piscine. Il était 18h et le gars commençait déjà à partir en vrille : il reconnaissait à peine sa chérie ! Par contre, il m'a vite calculé. Me sautant au cou, il m'embrasse en me roulant une pelle de fou (un truc de stars) ; je fais de plus belle comme si j'allais "me le faire" sur place (un délire, rassurez-vous)... Il se calme et me demande à l'oreille si je me suis "occupé" de sa nana ; je lui ai répondu que non (et que c'était à cause de lui)... Dépité, il finit son whisky cul sec.
La soirée était délirante ! Plus d'une centaine de personnes, toutes aussi bourrées les unes que les autres. La Paris et sa copine Tara animaient la soirée, comme d'hab, des starlettes des télé-réalités locales étaient déjà en état d'épave autour de la piscine éclairée, une pseudo-Loana jouait au loft non pas avec un "Ji-Ed" mais avec cinq (la gourmande) dans le grand spa d'à côté, bref, le délire. Toute la nuit, la débauche, comme toujours. Rachel était passée par là, dans la chambre d'amis, of course. Soyons discrets. Même si Adam est venu nous chercher après, non surpris et choqué comme d'hab, pour nous demander de l'accompagner à la plage.
8h du mat'. Déjà. La plage était pas loin, forcément. Le sable fin et déjà chaud, d'un clair et d'un propre incroyables (devrait prendre exemple en France), nous accueilli, nous trois, pauvres loques jet-setteurs avec nos imparables lunettes fashion qu'on était les seuls au monde à posséder. On matait les surfeurs qui se régalaient avec les vagues matinales pendant qu'on finissait le magnum de DomPé entamé qu'on avait trouvé sur notre passage dans le salon avant de partir. Un paquebot était pas loin : véritable plate-forme dans le pur style Las Vegas, je devinais que c'était le nouveau somptueux Casino flottant qui allait accoster pas loin.
Cool. J'avais déjà mon programme pour la soirée à venir. Maintenant, faut dormir un peu. Quand même, soyons raisonnables.
--
Mais qu'est-ce que c'est que ce délire ???? Vous avez bien cerné, c'est un délire de ma part... pas inventé : mais le rêve que j'ai fait récemment ! J'ai rêvé que j'étais un pseudo-Begbeider, connaissant la jet-set de Miami et m'éclatant avec les acteurs de mes séries préférées. Mais j'ai adoré ce rêve ! Par contre, sachez-le, j'ai censuré pas mal de trucs : certaines scènes étaient très chaudes et subversives... et ce blog est lu aussi par ma famille ! Je voudrai pas que ma soeur, par exemple, sois choquée... ;-)
Alors ? Que dois-je faire suite à ce rêve qui m'a intrigué est surtout... incroyablement plu ?
"Allô, Freud ?"
27 février 2006
MAIS QU'EST-CE QU'ILS ME VEULENT ?
Il y a des jours où on se dit qu'on aurait mieux fait de rester chez soi. Franchement, ça nous est tous arrivé, non ? Moi, c'était samedi après-midi, le premier jours de ma -très- courte semaine de vacances.
J'étais fatigué, las, épuisé et je ne voulais pas sortir. Pourtant il le fallait, je n'avais rien à manger pour midi (bon, même s'il était 15h30 au moment où j'ai pris conscience qu'il fallait remplir mon estomac), plus de capsules Nespresso pour ma machine (horreur ! no coffee = no life) et pire que tout, le Sahara trônait dans mon frigo : le vide, le Néant absolu du frigo du célibataire. Alors que je devais recevoir Alex chez moi pour le Qulture Reloaded #8 spécial Tapis Rouge. Merde, fallait que je bouge. Je prends une douche, me pomponne, m'habille et file dehors (bien évidemment, un froid polaire régnait), direction Nespresso.
Oui, il y a deux magasins Nespresso dans toute la France, et j'ai la chance d'habiter à 5 minutes à pieds de l'un deux, celui de Prony (75017). J'arrive, du monde, forcément. La queue, obligée. C'est incroyable ce succès de "petit riche" : être prêt à payer 0,30 cts d'euros la capsule de café, par tranches de 10 seulement (donc 3 euros le tube). C'est con, non ? Et pourtant je le fais, ce café est -oh my godness- un des rares plaisirs que j'offre à mes papilles fatiguées de junk food. La queue dure, et dure, et dure... (n'y voyez pas de jeux de mots polisson) jusqu'à ce que je passe. Bien évidemment, avec moi, la commande dure deux minutes alors que les autres, qui commandent pratiquement la même quantité, siègent des heures : blablabla, blablabla... Pourquoi c'est toujours aussi long avec les autres ? Bref. Je sors, mon sac siglé Nespresso dans la main quand une bonne femme me saute dessus et me demande si j'ai cinq minutes à lui accorder. Et merde. Un questionnaire. Là je sors mon arme fatale : "je travaille dans la pub" (si vous le savez pas, voilà l'astuce : vous travaillez dans la pub ? Vous n'avez donc pas droit de répondre aux questionnaires !). Mais là, miss pseudo-commerciale "passée d'âge" me dit que c'est pas grave vu le test qu'elle veut me faire faire. Et là, l'hallu. L'hallu totale. Je m'assieds dans un bureau impersonnel Ikea du 1er étage et -tenez-vous bien- dois placer des capsules de couleur dans un présentoir à trous ! Comme je le veux, le sens. THX 1138. J'avais l'impression de me retrouver le "cobaye de...". "Placez les capsules où vous le sentez". Tu vas voir où je vais te la mettre ta caspule ! Je me sentais comme un con. Ou comme les bébés quand on leur offre ce jeu où ils doivent mettre les carrés dans les trous carrés, les ronds dans les ronds... 5 minutes plus tard, fini, je suis invité à partir. L'hallu. Sans rien dire ni même un cadeau.
Bref.
Je sors et me dirige vers ma boulangerie de ma chère rue de Lévis. Cette expérience très "Kubrickienne" m'avait perturbé ; a tel point que je n'avais pas vu le "Rouge" arriver : jeune en K-Way rouge fatigué avec un dossier dans la main, merde, encore un questionnaire ! Et bingo, une meuf habillée de la sorte m'alpague, moi, fatigué, énervé, ayant faim et toujours pas fait mes courses. Et froid aux couilles, aussi. Représentante d'une association très importante (c'est pour cela que je tairais le nom dans ce post), elle me dit "qu'elle en a pour deux minutes, seulement". Bien-sûr prends-moi pour un con. Je lui dis que j'ai pas le temps (de plus, je donne de l'argent chaque année, je ne me sens donc pas coupable de refuser). Mais elle insiste, fais ses yeux de biche, et détale son exposé. Cette c**** met trois minutes. J'ai compté. Je lui dis que je donne chaque année des sous. Elle s'en fout ; m'impose un formulaire sous les yeux et "exige" presque un RIB (ben voyons, on en a toujours un sur soi, c'est bien connu !) et me soutire de l'argent sans vergogne ! Là, je résiste, pour une fois : je dis NON. Elle me regarde dépitée et je m'en vais. C'est quoi cette manie de culpabiliser les gens ? De les obliger à donner des sous (même des petites sommes) presque par la force, par la culpabilité et pratiquement le mauvais œil ? J'en avais mal au ventre. J'ai horreur de dire non, surtout à des associations de santé publique aussi importantes que celles-là, mais elle m'avait saoulé, vraiment.
La boulangerie. Ouf.
Je ressors et ne veut pas tomber sur elle à nouveau. Je contourne la rue et passe dans un endroit plus calme. 16h30. Et si je me faisais un Chinois ? Pas un mec, mais une bouffe. Ouais, cool.
J'y vais, passe ma commande (même plus besoin de la détailler, la bonne femme la connaît par cœur vu que je prends la même chose). Je paie et repars. Direction chez moi > bouffe et courses au Franprix après. Je sors du Chinois et là, je vous jure, une troisième personne m'alpague. Ma parole, ils se sont tous fait passer le mot ou quoi ???
Un petit con -c'est sûr- sur son BW's, casque mal mis sur sa tête pour la péter -j'adore-, s'arrête pile poil devant moi et me fait "euh, je peux appeler ?". Avec son accent de petit-parisien-petit-con.
"Quoi ?"
"Euh, je peux appeler ?" (bis)
"Ben j'sais pas. Pourquoi tu me demandes ça ? Appelle si tu veux, y'a une cabine là, à côté" (-je comprenais rien et commençais à perdre patience)
"non mais avec ton portable"
"Hein ? Quoi ???"
"Ouais, j'ai pas le mien, tu me passes le tien ?"
Petit con. Ce petit con m'a pris pour un débile. Je l'avais scanné depuis le début cet enfoiré de puceau : petit con, dégaine de petit con, comportement de petit con, toujours sur un BW's en marche (!), ni "bonjour", ni "s'il vous plaît", ni "excusez-moi de vous déranger", ni explication détaillée du problème encouru... il devait peut-être me parler en langage SMS. Mais ça a pas loupé.
"Dégage !"
Ça été le seul mot que j'ai sorti et je me suis barré.
Parano. Je devenais parano. J'avais l'impression que les plus cons de Paris s'étaient donné rendez-vous pour me faire chier, la seule heure de sortie que j'avais ce samedi. Je suis passé par une petite rue, suis rentré chez moi, et bouffé mon Chinois.
J'avais faim en fait.
14 février 2006
MON IPOD A CRAQUÉ
"Je me baladais, en chantant la la la..."
Ben c'est ce qui m'est arrivé ce matin, comme tous matins, sauf que je me baladais pas mais j'allais au boulot. Comme énormément de franciliens et de français, en général. Mais je chantais.
Madonna. Encore et toujours. Peut-être Llorca et sa Playlist ? Ou encore le dernier Gilles Peterson ?
NON. Madonna et l'excellent Future Lovers, plage 4 de son album, Confessions on a Dancefloor (faut-il encore le présenter ?).
Je marche, je continue, hop, j'arrive à ma bouche de métro (Villiers, pour situer... mais si t'es pas pas parisien, tant pis, imagine).
Et là, patatras (j'adore ce terme à la con vieillot), mon iPod s'arrête net. Merde, encore la batterie qui déconne, me dis-je.
Alors je le rallume.
J'attends un peu que le logo de la batterie, maintenant presque vide, se remplisse de nouveau (oui, c'est un bug, cherchez pas à comprendre...), je sélectionne mon album, lance Hung-Up (qui me donne une furieuse envie de prendre la rame de métro pour un dance-floor), baisse le son dès le début (ça bouffe la batterie apparemment) pour pouvoir le ré-augmenter.
Sauf que là, mon bel appareil Apple a craqué.
Plus vite que moi et mon taf** qui m'a réellement fait chi** ces jours passés, ou encore dû à cette journée des amoureux de merde.
En une poignée de secondes, l'iPod enchaîne toutes les chansons, sans les démarrer, et une fois arrivé à la fin de l'album, revient sur la page principale de l'iPod !
Délire.
OK, c'est un bug, je reboot l'iPod (touche du milieu + "Menu" pour ceux qui savent pas). Ça redémarre.
J'y retourne. Musique > Albums > Confessions on a Dancefloor > Play. Et là, même chose.
Mon iPod sature de Madonna.
Mon iPod déteste Madonna à cause de moi.
Trop de Madonna tue Madonna.
Un autre album peut-être ? Essayons le dernier (si je peux dire...) de Alliyah. OK, il marche, nickel.
Retournons à Madonna.
Non, no way.
Et merde. Alors j'écoute Alliyah. Et c'est pas mal Alliyah me dis-je. Normal, sinon j'aurai pas acheté l'album.
Mais heureusement Olivier, en arrivant au taf, me dit qu'il lui arrivé la même chose avec un album acheté sur iTunes (ce qui est le cas de Madonna) et qu'il faut re-synchroniser l'iTunes et l'iPod.
Ouf.
Demain je pourrai ré-écouter Madonna, en ce lendemain de fête des amoureux de merde.
Yeah.
26 novembre 2005
SUR LA LIGNE 3...
Comme tous les matins je me dirigeai vers la bouche de mon métro pour aller bosser. J'ai une sainte horreur de courir ; c'est donc avec une certaine décontraction que je me dirige calmement vers la borne automatique, mon iPod à fond sur les oreilles, mon 20 Minutes sous le bras. Autour de moi, beaucoup de gens courent, doublent, bloquent d'autres personnes à la borne et en énervent d'autres, crient, parlent fort au téléphone... mais je les ignore. En parfait pseudo-autiste, le monde autour de moi se résume uniquement à la musique que j'écoute, à la journée qui s'annonce et à l'espérance de trouver une place assise dans le métro pour entamer la lecture de mon journal quotidien.
Mais alors que j'allais attaquer l'angle des escaliers pour
rejoindre le métro de ma ligne, une jeune femme, apparemment beaucoup
plus pressée que moi, s'étale de tout son long, pile poil devant moi !
La chute a été assez rude et, instinctivement, je ne pus m'empêcher de
me précipiter la voir. De plus, particularité de notre monde très
égoïste, beaucoup passaient devant nous comme s'ils n'avaient rien vu...
Essayant
de se relever tant bien que mal -elle s'était apparemment foulée la
cheville-, je découvris ainsi une jeune femme assez mignonne, 25-28 ans
à peu-près, habillée "tendance" -avec notamment un chemisier cintré
très moulant dont un des boutons avaient pété...-, brune, cheveux longs
bouclés, maquillage discret et bottes à talons haut. (Aie, aie, aie...
Je sais les filles, c'est pas très pratique à porter, ça coûte une
fortune pour en porter des confortables mais... j'adore ça. Une
tendance SM ? Je sais pas, mais une femme avec des talons, ça m'a
toujours excité...)
Sauf que là, ça à coûté un gros gadin à Éléonore
(j'invente son nom...). Je lui propose d'appeler les secours, sors mon
portable mais elle me bloqua dans mon élan en me disant "ça va, c'est
pas la peine". Elle m'offre un splendide sourire gêné mais peut-être
masquait-elle une douleur trop intense tout en essayant de garder une
certaine dignité ? Je l'aide à se lever, ce qu'elle ne refusa pas.
Durant son effort, elle entendit le métro partir et ne pus s'empêcher
de marmonner "tout ça pour un métro...".
On se dirigeait ainsi tous les deux vers la rampe de l'escalier.
Mais visiblement gênée par -autant ?- d'attentions -et sans
arrière-pensées en plus !-, elle m'offrit de nouveau son sourire et me
remercia pour mon aide. En fait, je compris tout de suite que derrière
cette gratitude prononcée, elle désirait "finir" son trajet seule,
apparemment déçue... De quoi ? Des gens qui l'ont ignorée ? du métro
raté ? de cette foulure causée pour essayer d'arriver à l'heure au
boulot ? Je n'en savais rien. Je la laissa, m'assurant une dernière
fois que ça irait pour elle, lui souhaita une "meilleure fin de
journée" -ce qui l'a fait de nouveau sourire- et descendit les
escaliers, direction le quai du métro.
Quelques secondes plus tard,
attendant toujours sur le quai, elle me rejoignit, du moins, à deux
mètres de moi. Je lève les yeux de mon journal et la vit. On se sourit
mutuellement. Puis, son regard se détourna vers le tunnel, au loin,
pour voir si un autre métro arrivait. Je fis de même. J'en profitais
pour regarder le mur des représentations théâtrales -toujours aussi
rempli d'ailleurs-, je lis mon magazine, et leva les yeux de nouveau
vers Éléonore. Elle me regardait. Sourire.
Que faire ?
Le métro arriva. Et merde, quand on l'attend, il est jamais là mais quand on veut qu'il soit en retard, il est à l'heure !
Je
montai dans l'entrée 1 du premier wagon. Elle, dans l'entrée 2. Toujours
à deux mètres de moi. Heureusement pour elle, des places assises
étaient disponibles. Elle s'assit, moi je restait debout, mon
changement de station n'étant pas loin. Je m'adossai contre une des
parois. Commençai à détailler quelques articles du 20 Minutes. Europe.
Déjà, on arrivait à la station suivante. Puis on redémarra. Je lis
encore et leva les yeux... les tourne vers la droite... puis vers elle.
Son regard était perdu au-dehors mais d'un coup, elle se tourna vers
moi et me sourit à nouveau. Je fis de même. On arrivait à Saint-Lazare.
L'horreur, LA gare des banlieusards qui allait remplir d'un coup la
rame. Et ce fut le cas : une masse humaine s'engouffra et me plaqua
contre un pilier.
Je ne la vis plus, trop de monde. Le métro repart.
Et quelques secondes suffirent pour atteindre ma destination.
Havre-Caumartin. Dès l'ouverture des portes, beaucoup sortirent, moi
aussi. Peut-être elle aussi ? Mais sur le quai, je la vis, assise, à
l'intérieur. Elle n'était pas sortie. La scène a alors duré quelques
secondes : elle me dit "merci" d'un signe de la bouche, suivi d'un
sourire et d'un clin d'oeil.
La sonnerie retentit, les portes se refermèrent. Le métro continua son chemin.
22 novembre 2005
STAR WARS III EN DVD
J'avais 8 ans le jour du CHOC. Je l'appelle ainsi après avoir vu sur FR3 (souvenez-vous, l'ancien nom de France 3...) mon premier film de SF et pas n'importe lequel : Rencontre du 3e type,
de Steven Spielberg. Depuis, ma fascination et mon intérêt pour la SF
n'ont pas failli. Mais le 2e CHOC arrivera 3 ans plus tard. À 11 ans,
j'ai vécu l'été des "révélations". Un soir, toujours sur FR3 dans le
cadre du cinéma de minuit (ma mère savait pas que je matais la télé la nuit... hé hé...), le Magicien d'Oz, de Victor Fleming, avec Judy Garland. Incroyable.
Mais le 2e effet Kiss Cool interviendra deux semaines plus tard : STAR WARS, épisode 4 (à l'époque, c'était l'épisode 1, souvenez-vous aussi...), le chef-d'œuvre du "Space-Opera", réalisé en 1977 par George Lucas.
Je
n'en revenais pas. La première scène, la plus spectaculaire (encore
maintenant, malgré les nouveaux films sortis depuis...) : celle du
Croiseur Impérial poursuivant une navette avec à son bord la Princesse
Leia (et ses tresses recourbées). Le CHOC. Oui, je le redis encore une
fois : le CHOC.
Le film qui me donnera par la suite envie de participer à l'activité "dessin-animé" du Théâtre de la Croix-Blanche à Albi pendant deux ans. Me fera rêver en tant que futur réalisateur d'effets-spéciaux pour ILM (Industrial, Light & Magic, la boîte d'effets-spéciaux de Georges Lucas, devenue depuis la référence mondiale en effets visuels)... et me poussera même à l'écriture (que je pratique toujours actuellement).
C'est avec une immense émotion que j'ai acquis le 3e DVD samedi dernier, bouclant la boucle et surtout, une saga cinématographique dont on ne verra sûrement plus d'équivalent... Je ne désespère pas un jour d'être auteur (ou scénariste) après tout, je n'ai que 26 ans... Merci à George et à Steve pour cette révélation.
DVD Star Wars, épisode 3 (que j'ai bien-sûr !)
Et hop, semaine aux couleurs de Star Wars !








