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27 février 2006
VOUS ÊTES EN ÉTAT D'ARRESTATION !
Le vieux sur la photo à côté, non, ce n'est pas le Père-Noël pris en train de s'être payé du baon temps sur le périph' parisien mais bel et bien... George Mickael ! Qui adore le contact avec les flics, assurément. Sauf que là, il pourra pas prétendre s'être vu offrir une pipe : il a été arrêté pour possession de drogues ! C'était hier soir, pas loin de Londres. Ah, déchéance, quand tu nous tiens.
D'autant plus désolant que j'adore ces chansons ! Bouh.
Vu sur Trent.
MAIS QU'EST-CE QU'ILS ME VEULENT ?
Il y a des jours où on se dit qu'on aurait mieux fait de rester chez soi. Franchement, ça nous est tous arrivé, non ? Moi, c'était samedi après-midi, le premier jours de ma -très- courte semaine de vacances.
J'étais fatigué, las, épuisé et je ne voulais pas sortir. Pourtant il le fallait, je n'avais rien à manger pour midi (bon, même s'il était 15h30 au moment où j'ai pris conscience qu'il fallait remplir mon estomac), plus de capsules Nespresso pour ma machine (horreur ! no coffee = no life) et pire que tout, le Sahara trônait dans mon frigo : le vide, le Néant absolu du frigo du célibataire. Alors que je devais recevoir Alex chez moi pour le Qulture Reloaded #8 spécial Tapis Rouge. Merde, fallait que je bouge. Je prends une douche, me pomponne, m'habille et file dehors (bien évidemment, un froid polaire régnait), direction Nespresso.
Oui, il y a deux magasins Nespresso dans toute la France, et j'ai la chance d'habiter à 5 minutes à pieds de l'un deux, celui de Prony (75017). J'arrive, du monde, forcément. La queue, obligée. C'est incroyable ce succès de "petit riche" : être prêt à payer 0,30 cts d'euros la capsule de café, par tranches de 10 seulement (donc 3 euros le tube). C'est con, non ? Et pourtant je le fais, ce café est -oh my godness- un des rares plaisirs que j'offre à mes papilles fatiguées de junk food. La queue dure, et dure, et dure... (n'y voyez pas de jeux de mots polisson) jusqu'à ce que je passe. Bien évidemment, avec moi, la commande dure deux minutes alors que les autres, qui commandent pratiquement la même quantité, siègent des heures : blablabla, blablabla... Pourquoi c'est toujours aussi long avec les autres ? Bref. Je sors, mon sac siglé Nespresso dans la main quand une bonne femme me saute dessus et me demande si j'ai cinq minutes à lui accorder. Et merde. Un questionnaire. Là je sors mon arme fatale : "je travaille dans la pub" (si vous le savez pas, voilà l'astuce : vous travaillez dans la pub ? Vous n'avez donc pas droit de répondre aux questionnaires !). Mais là, miss pseudo-commerciale "passée d'âge" me dit que c'est pas grave vu le test qu'elle veut me faire faire. Et là, l'hallu. L'hallu totale. Je m'assieds dans un bureau impersonnel Ikea du 1er étage et -tenez-vous bien- dois placer des capsules de couleur dans un présentoir à trous ! Comme je le veux, le sens. THX 1138. J'avais l'impression de me retrouver le "cobaye de...". "Placez les capsules où vous le sentez". Tu vas voir où je vais te la mettre ta caspule ! Je me sentais comme un con. Ou comme les bébés quand on leur offre ce jeu où ils doivent mettre les carrés dans les trous carrés, les ronds dans les ronds... 5 minutes plus tard, fini, je suis invité à partir. L'hallu. Sans rien dire ni même un cadeau.
Bref.
Je sors et me dirige vers ma boulangerie de ma chère rue de Lévis. Cette expérience très "Kubrickienne" m'avait perturbé ; a tel point que je n'avais pas vu le "Rouge" arriver : jeune en K-Way rouge fatigué avec un dossier dans la main, merde, encore un questionnaire ! Et bingo, une meuf habillée de la sorte m'alpague, moi, fatigué, énervé, ayant faim et toujours pas fait mes courses. Et froid aux couilles, aussi. Représentante d'une association très importante (c'est pour cela que je tairais le nom dans ce post), elle me dit "qu'elle en a pour deux minutes, seulement". Bien-sûr prends-moi pour un con. Je lui dis que j'ai pas le temps (de plus, je donne de l'argent chaque année, je ne me sens donc pas coupable de refuser). Mais elle insiste, fais ses yeux de biche, et détale son exposé. Cette c**** met trois minutes. J'ai compté. Je lui dis que je donne chaque année des sous. Elle s'en fout ; m'impose un formulaire sous les yeux et "exige" presque un RIB (ben voyons, on en a toujours un sur soi, c'est bien connu !) et me soutire de l'argent sans vergogne ! Là, je résiste, pour une fois : je dis NON. Elle me regarde dépitée et je m'en vais. C'est quoi cette manie de culpabiliser les gens ? De les obliger à donner des sous (même des petites sommes) presque par la force, par la culpabilité et pratiquement le mauvais œil ? J'en avais mal au ventre. J'ai horreur de dire non, surtout à des associations de santé publique aussi importantes que celles-là, mais elle m'avait saoulé, vraiment.
La boulangerie. Ouf.
Je ressors et ne veut pas tomber sur elle à nouveau. Je contourne la rue et passe dans un endroit plus calme. 16h30. Et si je me faisais un Chinois ? Pas un mec, mais une bouffe. Ouais, cool.
J'y vais, passe ma commande (même plus besoin de la détailler, la bonne femme la connaît par cœur vu que je prends la même chose). Je paie et repars. Direction chez moi > bouffe et courses au Franprix après. Je sors du Chinois et là, je vous jure, une troisième personne m'alpague. Ma parole, ils se sont tous fait passer le mot ou quoi ???
Un petit con -c'est sûr- sur son BW's, casque mal mis sur sa tête pour la péter -j'adore-, s'arrête pile poil devant moi et me fait "euh, je peux appeler ?". Avec son accent de petit-parisien-petit-con.
"Quoi ?"
"Euh, je peux appeler ?" (bis)
"Ben j'sais pas. Pourquoi tu me demandes ça ? Appelle si tu veux, y'a une cabine là, à côté" (-je comprenais rien et commençais à perdre patience)
"non mais avec ton portable"
"Hein ? Quoi ???"
"Ouais, j'ai pas le mien, tu me passes le tien ?"
Petit con. Ce petit con m'a pris pour un débile. Je l'avais scanné depuis le début cet enfoiré de puceau : petit con, dégaine de petit con, comportement de petit con, toujours sur un BW's en marche (!), ni "bonjour", ni "s'il vous plaît", ni "excusez-moi de vous déranger", ni explication détaillée du problème encouru... il devait peut-être me parler en langage SMS. Mais ça a pas loupé.
"Dégage !"
Ça été le seul mot que j'ai sorti et je me suis barré.
Parano. Je devenais parano. J'avais l'impression que les plus cons de Paris s'étaient donné rendez-vous pour me faire chier, la seule heure de sortie que j'avais ce samedi. Je suis passé par une petite rue, suis rentré chez moi, et bouffé mon Chinois.
J'avais faim en fait.
26 février 2006
QULTURE RELOADED #8
Spécial Tapis Rouge : en direct des Césars ! Oscars, BAFTA, Razzies... Spectacle "Magicien(s), tout est écrit", Fauteuils d'orchestre, DVD "Lords of Dogtown", nouvelle rubrique "ON EN PARLE" sur l'actu Qulture Parisienne et axes de développement de réflexions sur Lost et Nip/Tuck Saison 3.
Le podcast intelligent et décalé qui s'impose dans la culture. Dans tes oreilles, tes yeux et surtout ton spirit, comme dirait notre pote JCVD... Qulture Reloaded va t'expliquer ce que "fun" et "apprentissage" signifient ! Des planches à l'image, les artistes et l'art sont de mise pour réveiller ta soif de connaissance grâce à l'émission qui reloade ta Qulture avec un bon gros Q en envoyant valser le C de connerie ! Ecoute donc, tu n'en reviendras pas...
Et encore FÉLICITATIONS à Jacques Audiard et toute son équipe pour avoir été le grand vainqueur de la soirée des Césars 2006 avec l'excellent film "De battre mon cœur s'est arrêté", film que Qulture Reloaded a toujours soutenu ! (nous nous sommes même un peu emportés lors de l'annonce du gagnant à la fin de l'émission !).
MON COEUR S'EST ARRÊTÉ DE BATTRE AUX CÉSARS 2006
C'est vrai, il s'est arrêté, à 23h20, lors de l'annonce de la récompense ultime, celui du Meilleur Film, quand le titre "De battre mon cœur s'est arrêté" a été dévoilé.
Enfin une soirée des Césars qu'on attendait plus : joviale, enjouée, menée de main de maître (exquise et sublime Valérie Lemercier dans sa somptueuse robe noire) malgré quelques interruptions d'intermittents du spectacle (on finit par avoir l'habitude) mais surtout, plus que tout, juste dans ses choix des récompenses, même si l'une d'elle a cruellement manqué. Cette année, enfin, les films qui le méritaient, VRAIMENT, ont remporté le trophée tant convoité.
Et le king de la soirée était sans conteste Jacques Audiard, 53 ans, fils du très célèbre Michel, dialoguiste incontournable du cinéma français des années 60-70, qui a récolté 8 Césars sur 10 nominations, du jamais vu ! Et pourtant si mérité.
Le seul hic, c'est Romain Duris. Et j'écris ce post en pensant beaucoup à lui et au travail incroyable qu'il a donné dans ce film d'exception. Romain, c'est LE film à lui tout seul. Oubliez la bonne Auberge Espagnole, le fade Arsène Lupin, mais admirez son personnage, Tom, dans ce remake incroyable de Fingers. Et il n'a rien reçu, aucun César ! C'était pourtant LE César qui manquait pour clôturer le tout. C'est donc avec émotion que Jacques l'a appelé sur scène lors de la récompense du Meilleur Film. Injuste. L'Académie des Césars aurait-elle succombé à la nostalgie Mitterand présente ces derniers mois pour avoir ainsi donné le trophée à Michel Bouquet ?
Qu'on m'explique ! "De battre mon cœur s'est arrêté" a raflé les plus prestigieuses récompenses de la soirée et Romain Duris, qui tient le film de bout à bout, qui EST LE FILM a lui tout seul, n'a rien eu ?
C'est un peu comme l'injustice scolaire. Rappelez-vous : quand vous rendiez un excellent devoir, sans aucune faute, rien, NICKEL, et que le prof vous met un 18 voire un 19. "Tout ça parce-que mettre un 20, c'est... comment dire... gênant pour les autres... ou trop pour ce genre de devoir". Voyez ? Le même genre.
Romain, si tu lis ce post (j'y crois, j'y crois !), je pense que les Français auront compris la même chose que moi et qu'ils auront adopté le même point de vue. Tu as été génial dans ce film et personnellement j'ai été bouleversé. Mon cœur a battu, beaucoup et j'ai même eu les larmes aux yeux. Pour vous dire l'émotion que ça a suscité !
Ce personnage, Tom, qui trouve une rédemption dans la musique m'a beaucoup ému. Énormément. Desabusé, blasé, cynique, connard. Mais qui se rachète grâce à l'Art, le piano en particulier. Romain, à mon avis, c'est TON meilleur rôle jusqu'à présent.
Si vous n'avez pas vu ce film, écouté sa bande-originale envoûtante (piano et classique mélangé à la techno-pop acidulée de Telepopmusik), admiré ses acteurs, souffert avec l'histoire, ou projeté à travers ses personnages, c'est LE film à voir, ABSOLUMENT. Et vous comprendrez pourquoi les Césars ont -enfin- rendu justice au cinéma Français, le vrai, celui dont tout le monde est d'accord.
25 février 2006
JE SUIS EN VACANCES
"Holiday Celebrate...
If we took a holiday
Took some time to celebrate
Just one day out of life
It would be, it would be so nice"
Libre ! Je suis libre ! Du moins, pour une semaine... Je suis en VACAAAAAAANCES depuis hier soir !!! Vous n'imaginez pas à quel point j'attendais avec impatience ce moment.
3 mois et demi.
3 mois et demi d'intense boulot non-stop, jamais vu ça. De la pression, encore de la pression, toujours de la pression, comme disait l'aut'...
Je n'en pouvais plus. À tel point que pour une fois (ou du moins, une deuxième...) en 26 ans de présence dans ce monde de merde, j'ai décidé de ne rien faire.
RIEN.
Je ne pars pas en vacances dans le Sud voir ma famille et mes amis de fac. NON.
Dormir, manger (bien manger, surtout équilibré : mon corps et ma balance commencent à sérieusement à le réclamer), lire (j'ai toujours le même bouquin sur ma table de nuit depuis deux mois, chose qui m'énerve et me déprime à la fois), aller au ciné, courir les expos, revoir des amis que je n'ai plus vus depuis un moment, écrire (oh oui, beaucoup même !), se balader... Bref, cool. C'est grave, docteur ?
Cool.
J'emploie très rarement ce mot. J'ai toujours été un gars speedé en fait. J'ai horreur que les choses, en général, aillent lentement. Même au boulot. Partout. Je pense être un perfectionniste, surtout au boulot. Et comme tout perfectionniste, je m'énerve souvent. Ben oui. Rarement les choses sont parfaites. Rarement, elles me plaisent à 100%. Alors j'arrange, je fais au mieux. Selon ma vision, celle où toute chose doit se trouver à chaque place, où chaque place doit être délimitée, soignée, rangée. Je stresse souvent.
Mais là, stop. Peut-être que pour la première fois de ma vie, je prends conscience que j'ai 26 ans (bientôt 27... bouh) et qu'il me faut autre chose.
La création. Écrire. Cela fait des années que je n'arrive pas à finir mes deux romans en cours.
Une autre idée germe depuis des mois : dois-je commencer à lui donner vie ? (Une idée de scénario pour une série télé, aussi. Et oui, avec Alex, on a eu une idée commune que l'on va écrire et réaliser. Oui. On sait critiquer RIS et autres séries de merde en France mais on sait aussi proposer une alternative. C'est ça la critique intelligente.)
Qulture Reloaded aussi. Cette émission de radio online (un podcast) me prend du temps, c'est vrai, mais j'adore. J'adore chroniquer, donner mon point de vue, parler de mes passions et surtout, attirer l'attention des gens. Et si c'était ça, mon véritable exutoire ?
Je crois que cette semaine va être LA semaine de la remise en question. Sérieusement.
En tous les cas, Jerome@Paris aura à nouveau du temps pour vous ! Préparez-vous à une avalanche de Chroniques Parisiennes et de Bulletins d'Humeur la semaine prochaine !
PEOPLE TIME (YEEEAAAAH)
• Le casting de la Star Ac' commence le 6 Mars ! Des amateurs ? (oh ! ce jeu de mots, trop fooooooort.....)
• Une autre preuve de leur bonne foi pour entrer dans l'Europe ? La Turquie a accepté de diffuser sans broncher "Brokeback Mountain"...
• Pour être dans de bonnes conditions pour l'enregistrement de son prochain album, mieux vaut y mettre le prix. Ce n'est pas Britney Spears et sa maison hawaiienne à... 40 000 dollars par mois qui diront le contraire !
• Voilà ce qui arrive quand on est un chanteur connu outre-atlantique et qu'on chante publiquement sa haine contre George Bush... Effrayant !
• Denise Richards aurait remis le couvert avec son ex John Stamos ?
• Ricky Martin n'est pas gay ! La preuve en images (hummm.......)
• Tom Ford/Black Orchid, est le nom du parfum que lance Tom Ford !
• Jennifer Lopez et Jessica Alba calment tout le monde au défilé Dolce & Gabbana.
• Jennifer Lopez et Jessica Alba calment tout le monde au défilé Dolce & Gabbana (BIS). Whooouuaaah !
• Britney Spears, en guest-star dans "Will & Grace" !
• Nous avons localisé le Triangle des Bermudes !
• Jack Osbourne nie toute liaison passée avec Kate Moss. Heureusement ! Sinon, on aurait tout vu...
• Merde. Sheryl Crow, est, à son tour, atteinte d'un cancer du sein. Après sa séparation d'avec le cycliste Armstrong, 2006 ne sera vraiment pas son année...
• Quelqu'un peut dire à Shakira qu'après être sorti du lit faut s'habiller, s'il vous plaît ? Merci.
CHARLIZE THERON

Je ne sais pas pour quel magazine c'est, mais j'adore ces photos ! Comme celles que je retouchais quand je travaillais dans le milieu de la com pour agence de mannequins et de photographes... Souvenir...
MA PASSION POUR LE CINÉMA
J'avais 11 ans (Décembre 1990) quand j'ai vu l'un des trois films* qui allaient marquer à tout jamais ma passion pour le cinéma : le Magicien d'Oz, la version -bien évidemment- de 1939, réalisée par Victor Fleming (Autant en emporte le vent) avec Judy Garland, feu-mère de Liza Minelli.
Je m'en souviens comme si c'était hier : je feuilletais mon Télé Star, et je tombe sur la partie "Cycle Cinéma de Minuit" de FR3 (à l'époque c'était pas encore France 3), une petite vignette représentant Dorothy, Toto son chien et ses trois acolytes regardant le panneau de la forêt hantée de la sorcière de l'Ouest, et un texte descriptif.
Je ne sais pas ce qui est arrivé à ce moment là mais j'ai bondi de mon canapé. Je n'avais jamais entendu parler de ce film (trop jeune) mais je voulais le voir. Impérativement. Or, diffusé à 23h30, forcément, je devais l'enregistrer (comme tout parent, ma mère ne m'aurait très certainement pas autorisé que je reste éveillé aussi tard).
Je l'ai donc enregistré. Mais un problème de déprogrammation chez FR3 a obligé le film à commencer bien plus tard. Et ainsi, je n'ai pas pu voir les six dernières minutes, vu que les horaires avaient été décalés ! Imaginez mon désarroi.
Pendant des années, j'ai cherché cette vidéo, des rediffusions... RIEN. C'était les années 90, rappelons-le : pas d'internet, pas de téléphones portables, le 16-1 à composer pour appeler Paris... Je me souviens même avoir envoyé une lettre à FR3 pour demander la rediffusion : et ils m'avaient répondu ! Arguant, bien évidemment, qu'ils n'avaient aucun pouvoir décisionnaire et qu'ils dépendaient uniquement des distributeurs américains. Sympa quand même !
Ce film avait aussi une autre particularité : il était en Version Originale Sous-Titrée Français. Mon premier film en "VOSTF". La seule chose dans ma vie qui allait me faire prendre goût à l'apprentissage de la langue Anglaise.
J'étais dans une "école pilote" (comme il y en a eu beaucoup trop sous l'ère Socialiste des années 90... mais bon, je ne vais point faire de politique ici) où on nous apprenait l'anglais à partir du CE2 au lieu de la musique (ce qui tombait bien puisque faire de la flûte me faisait assez chier, j'avoue). Et je comprenais rien. Comme beaucoup, je disais "YES" pour faire plaisir à une lectrice d'anglais apprenti-prof qui comprenait à peine le Français. Mais en 6è, je découvre le Magicien d'Oz. Et l'Anglais par la même occasion.
J'ai appris l'anglais uniquement grâce aux films et séries TV en VOST. Même en VOST Anglais, c'est mieux : on "visualise" la langue en même temps qu'on l'écoute et l'appréhende.
Le Magicien d'Oz a opéré sa magie sur moi, comme Harry Potter le fait actuellement avec la nouvelle génération. Le premier m'a appris l'Anglais -et ouvert mon attrait pour le cinéma- alors que le deuxième apprend la lecture aux plus jeunes.
Dix ans plus tard, avec mon premier chèque d'un "vrai" salaire (finis les jobs, stages et contrats qualif), j'annonce à toute ma famille, content, que j'allais me payer un lecteur DVD. Fin décembre 2001, rappelons-le, un lecteur DVD coûtait en moyenne 250 euros... Mon frère m'offre pour Noël un cadeau, auquel -pour une fois- je ne m'attendais absolument pas : le DVD, simple édition (presque bâclée) du Magicien d'Oz ! LE cadeau. J'allais enfin pouvoir voir la fin, attendue pendant dix ans ! En bonne qualité (ma cassette vidéo était devenue presque illisible à cause d'un nombre incalculable de "visionnages" passionnés), de surcroît.
Pourquoi cette déclaration d'amour pour ce film ? Parce-qu'il vient de ressortir en édition collector, curieusement chez Warner (le distributeur original étant MGM) et s'il vous plaît, si vous n'avez jamais vu ce film, c'est LE film à voir au moins une fois dans sa vie. Bien-sûr, en VOSTF ! Uniquement en VOSTF ! Cette édition est magnifique et rend tout le prestige qui est dû à ce film vieux de 67 ans. Intemporel, magique, incroyablement bien fait (le réalisateur alternait "Autant en emporte le vent" le matin et le Magicien d'Oz l'après-midi, nous sommes à l'aube de la Deuxième Guerre Mondiale, les effets-spéciaux n'étaient pas ceux actuels...), ce film doit faire partie de la culture de tout un chacun.
Et merde. Je me suis encore emporté !...
Je voulais vous parler de deux autres films sortis récemment en DVD, tout aussi magiques à mes yeux : le Choc des Titans, du très célèbre Ray Harryhausen (l'un des premiers films de Harry Hamlin), fantastique épopée de Persée pour épouser Andromède malgré les dangers imposés par Thetis, le Kraken et autre Medusa. Fantastique. Et aussi, LE FILM qui vient de sortir cette semaine : La Belle et la Bête, de Jean Cocteau ! Enfin ! Ce film est un mythe, une pure réalisation pasionnée par un Jean Cocteau très inspiré, un chef d'œuvre que le cinéma Français n'a jamais réussi, une seule fois, à égaler. Réalisé au lendemain de la guerre, ce film prouve qu'avec peu de moyens mais beaucoup de passion, on peut arriver à un résultat superbe.
Là je m'enflamme. J'arrête. Mais vous saurez plus dans Qulture Reloaded #9 !
PS : *les deux autres films qui ont déclenché ma passion pour le cinéma ? À 8 ans : Rencontre du 3ème Type (Steven Spielberg, film de 1978) et à 12 ans, Star Wars I (maintenant appelé "épisode 4"), de George Lucas, datant de 1977.
LOST, RÉGI PAR LES LOIS DU POGNON
Une incroyable déception, qui vient d'atteindre un point de non-retour, vient de tomber suite à une interview donnée par les producteurs de la série LOST à un magazine US. La série est bel et bien traitée au fur et à mesure, imaginée sans ligne directrice et sans planification de fin ! La fin de la saison 2 ne nous satisfera pas... Tout ça à cause du carton d'audience que la série suscite et qu'ABC souhaite programmer le show le plus longtemps possible, comme The X-Files ou Buffy contre les Vampires en leur temps !
Je m'en vais me reposer de cette terrible nouvelle.
TÉLÉ ET CINÉ, CE QU'IL FAUT SAVOIR

• Bruno Campos, le Docteur Quentin Costa de Nip/Tuck (Saison 3), aura sa propre série !
• Malheureusement, c'est vraiment devenu réalité...
• Spiderman 3, première photo officielle !
• La première bande-annonce du dessin-animé Gedo-Senki (Terremer -EarthSea-), réalisé par Goro Miyazaki, le fils de Hayao !
• Le prochain film de SF "Ultraviolet" avec Milla Jovovich a donné des sueurs froides aux cascadeurs quant au régime de la belle...
• Et c'est parti ! Mattel dévoile sa nouvelle ligne de jouets estampillés Superman Returns !
• Le prochain de SF, "The Golden Man", encore et toujours de Philip K. Dick, comptera dans son casting Jessica Biel, Nicholas Cage et Julianne Moore. Pas mal !
• ABC va mettre à l'honneur des célèbres auteurs de SF et de Fantastique via une mini-production de shows télé pour le prime-time.
• La phobie de l'hôpital, ça vous parle ? (moi oui...). Et pourquoi pas en faire un film d'horreur ?
• Oubliez Will Toale et comptez maintenant sur Justin Harley pour être le nouveau Aquaman, la prochaine série à succès de The WB !
• Mischa Barton, la prochaine Supergirl ????
• Et n'oubliez pas, ce soir ce sont les Césars ! Croisons les doigts pour le film qui m'a le plus bouleversé et qui mérite largement toutes ses récompenses : De battre mon cœur s'est arrêté.








