L'ancien blog de Jerome@Paris !

Ciné, télé, livres, humeurs et... Paris sera toujours Paris !

27 février 2006


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MAIS QU'EST-CE QU'ILS ME VEULENT ?

Il y a des jours où on se dit qu'on aurait mieux fait de rester chez soi. Franchement, ça nous est tous arrivé, non ? Moi, c'était samedi après-midi, le premier jours de ma -très- courte semaine de vacances.

J'étais fatigué, las, épuisé et je ne voulais pas sortir. Pourtant il le fallait, je n'avais rien à manger pour midi (bon, même s'il était 15h30 au moment où j'ai pris conscience qu'il fallait remplir mon estomac), plus de capsules Nespresso pour ma machine (horreur ! no coffee = no life) et pire que tout, le Sahara trônait dans mon frigo : le vide, le Néant absolu du frigo du célibataire. Alors que je devais recevoir Alex chez moi pour le Qulture Reloaded #8 spécial Tapis Rouge. Merde, fallait que je bouge. Je prends une douche, me pomponne, m'habille et file dehors (bien évidemment, un froid polaire régnait), direction Nespresso.

Oui, il y a deux magasins Nespresso dans toute la France, et j'ai la chance d'habiter à 5 minutes à pieds de l'un deux, celui de Prony (75017). J'arrive, du monde, forcément. La queue, obligée. C'est incroyable ce succès de "petit riche" : être prêt à payer 0,30 cts d'euros la capsule de café, par tranches de 10 seulement (donc 3 euros le tube). C'est con, non ? Et pourtant je le fais, ce café est -oh my godness- un des rares plaisirs que j'offre à mes papilles fatiguées de junk food. La queue dure, et dure, et dure... (n'y voyez pas de jeux de mots polisson) jusqu'à ce que je passe. Bien évidemment, avec moi, la commande dure deux minutes alors que les autres, qui commandent pratiquement la même quantité, siègent des heures : blablabla, blablabla... Pourquoi c'est toujours aussi long avec les autres ? Bref. Je sors, mon sac siglé Nespresso dans la main quand une bonne femme me saute dessus et me demande si j'ai cinq minutes à lui accorder. Et merde. Un questionnaire. Là je sors mon arme fatale : "je travaille dans la pub" (si vous le savez pas, voilà l'astuce : vous travaillez dans la pub ? Vous n'avez donc pas droit de répondre aux questionnaires !). Mais là, miss pseudo-commerciale "passée d'âge" me dit que c'est pas grave vu le test qu'elle veut me faire faire. Et là, l'hallu. L'hallu totale. Je m'assieds dans un bureau impersonnel Ikea du 1er étage et -tenez-vous bien- dois placer des capsules de couleur dans un présentoir à trous ! Comme je le veux, le sens. THX 1138. J'avais l'impression de me retrouver le "cobaye de...". "Placez les capsules où vous le sentez". Tu vas voir où je vais te la mettre ta caspule ! Je me sentais comme un con. Ou comme les bébés quand on leur offre ce jeu où ils doivent mettre les carrés dans les trous carrés, les ronds dans les ronds... 5 minutes plus tard, fini, je suis invité à partir. L'hallu. Sans rien dire ni même un cadeau.
Bref.

Je sors et me dirige vers ma boulangerie de ma chère rue de Lévis. Cette expérience très "Kubrickienne" m'avait perturbé ; a tel point que je n'avais pas vu le "Rouge" arriver : jeune en K-Way rouge fatigué avec un dossier dans la main, merde, encore un questionnaire ! Et bingo, une meuf habillée de la sorte m'alpague, moi, fatigué, énervé, ayant faim et toujours pas fait mes courses. Et froid aux couilles, aussi. Représentante d'une association très importante (c'est pour cela que je tairais le nom dans ce post), elle me dit "qu'elle en a pour deux minutes, seulement". Bien-sûr prends-moi pour un con. Je lui dis que j'ai pas le temps (de plus, je donne de l'argent chaque année, je ne me sens donc pas coupable de refuser). Mais elle insiste, fais ses yeux de biche, et détale son exposé. Cette c**** met trois minutes. J'ai compté. Je lui dis que je donne chaque année des sous. Elle s'en fout ; m'impose un formulaire sous les yeux et "exige" presque un RIB (ben voyons, on en a toujours un sur soi, c'est bien connu !) et me soutire de l'argent sans vergogne ! Là, je résiste, pour une fois : je dis NON. Elle me regarde dépitée et je m'en vais. C'est quoi cette manie de culpabiliser les gens ? De les obliger à donner des sous (même des petites sommes) presque par la force, par la culpabilité et pratiquement le mauvais œil ? J'en avais mal au ventre. J'ai horreur de dire non, surtout à des associations de santé publique aussi importantes que celles-là, mais elle m'avait saoulé, vraiment.

La boulangerie. Ouf.
Je ressors et ne veut pas tomber sur elle à nouveau. Je contourne la rue et passe dans un endroit plus calme. 16h30. Et si je me faisais un Chinois ? Pas un mec, mais une bouffe. Ouais, cool.
J'y vais, passe ma commande (même plus besoin de la détailler, la bonne femme la connaît par cœur vu que je prends la même chose). Je paie et repars. Direction chez moi > bouffe et courses au Franprix après. Je sors du Chinois et là, je vous jure, une troisième personne m'alpague. Ma parole, ils se sont tous fait passer le mot ou quoi ???

Un petit con -c'est sûr- sur son BW's, casque mal mis sur sa tête pour la péter -j'adore-, s'arrête pile poil devant moi et me fait "euh, je peux appeler ?". Avec son accent de petit-parisien-petit-con.
"Quoi ?"
"Euh, je peux appeler ?"
(bis)
"Ben j'sais pas. Pourquoi tu me demandes ça ? Appelle si tu veux, y'a une cabine là, à côté" (-je comprenais rien et commençais à perdre patience)
"non mais avec ton portable"
"Hein ? Quoi ???"
"Ouais, j'ai pas le mien, tu me passes le tien ?"

Petit con. Ce petit con m'a pris pour un débile. Je l'avais scanné depuis le début cet enfoiré de puceau : petit con, dégaine de petit con, comportement de petit con, toujours sur un BW's en marche (!), ni "bonjour", ni "s'il vous plaît", ni "excusez-moi de vous déranger", ni explication détaillée du problème encouru... il devait peut-être me parler en langage SMS. Mais ça a pas loupé.
"Dégage !"
Ça été le seul mot que j'ai sorti et je me suis barré.

Parano. Je devenais parano. J'avais l'impression que les plus cons de Paris s'étaient donné rendez-vous pour me faire chier, la seule heure de sortie que j'avais ce samedi. Je suis passé par une petite rue, suis rentré chez moi, et bouffé mon Chinois.
J'avais faim en fait.

Posté par jeromeparis à 21:51 - Chroniques d'un Parisien - Permalien [#]